Un jour je prendrai la mer !

Tous les midis je regarde par la fenêtre de l’atelier. Un jour je prendrai la mer ! Je naviguerai jusqu’à m’échouer sur une île où je cultiverai mes légumes, j’aurai des poules et aussi une vache pour avoir de quoi manger. Je me ferai une maison en paille et j’apprendrai à faire du feu. J’ai pas…

Est-ce que je suis coupable ?

Ça m’a fait bizarre d’être au milieu d’une pièce où on expliquait comment les blancs ont utilisé les noirs. Y avait une statue qui portait la marque des esclaves, une autre qui représentait les premiers habitants de l’île, des tableaux, une case reconstituée et puis toute la peine qui était dans mon cœur. On était…

Voyage au coeur d’Absalon

Y a des jours où je voudrais pouvoir colorier le ciel de plastique gris rien qu’en passant la main devant les yeux pour changer la couleur du monde. Que les arbres courbent leurs branches sur mon passage, que les pigeons se transforment en perroquets, que les gens sourient, que la musique envahisse les rues et…

Le vent m’appelle.

Je vais sauter du pont. Les poissons vont entrer dans ma bouche et remplir mon corps. Je vais devenir un poisson-fille et je vais respirer sous l’eau. Le froid va m’engourdir. Les algues vont s’enrouler autour de mon corps. Elles vont me retenir. Il n’y aura aucun autre bruit que celui de la lumière qui fend le remous du fleuve….

La Doce ! Vamos !

J’ai aperçu La Boca, et c’est pas demain que ça fera partie des quartiers riches de Buenos Aires. Quand j’ai voulu m’y aventurer, une mamie m’a barré la route et m’a dit : « Ne va pas par là ma petite, il n’y a rien à voir et si quelqu’un voit que tu es touriste, il n’hésitera pas à te tirer dessus pour prendre ce que tu as. » Visiblement les habitant de La Boca n’ont pas grand chose et ne sont pas des anges, mais il y a une chose qu’ils possèdent […]

Son corps et le mien

Mon buste se retrouva contre le sien. Il me maintenait fermement contre lui.Il portait un parfum que je connaissais. Son regard plongea dans le mien. Je n’eus droit à aucun sourire, à aucun mot. On marcha ensemble quelques minutes […]

Comment m’en débarasser !

Franck c’est un sacré bout en train, et on peut dire qu’il en a dans l’ciboulot ou j’m’y connais pas. Des comme lui j’en ai pas rencontré souvent… et heureusement ! Les Suisses qui étaient avec nous riaient jaune quand il prenait l’accent de leur pays, le mec de l’hôtel priait pour qu’il se taise et même ses copains, ils avaient honte […]