Trouve les étoiles de l’îlet Chancel !

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A la base on était parti faire une petite sortie en kayak dans les Caraïbes. Ce qu’on savait pas c’est que Pedro ne comptait pas nous accompagner et que pour lui, nous donner une carte avec des étoiles de mer dessus, ça suffisait.

A 9h du matin, on était prêt et plein d’espoir avec nos sandwiches et notre petite carte. Après tout il suffisait d’aller tout droit, de passer au-dessus des étoiles de mer, de prendre à droite et de continuer jusqu’à l’îlet Chancel. Ça bouge pas les étoiles de mer ? Parce que rien ne dit qu’elles seront là. Comment on va savoir qu’on est dans la bonne direction ?

On a pagayé sans trop être sûrs de là où on allait mais l’eau n’était pas profonde alors on n’avait pas vraiment peur. Et puis Pedro nous regardait avec les jumelles depuis la côte, c’était vachement rassurant même si après avoir pris à droite, on le voyait plus. On a un peu tourné en rond et puis y avait comme une zone pour amarrer alors on s’est précipité parce qu’on commençait à avoir mal aux bras. C’est sur que c’était là, parce que les locataires nous attendaient. Elles ont inspecté les kayaks, elles sont montées sur nos têtes, elles ont picoré les sacs à dos et puis elles ont fait les premiers pas avec nous pour nous indiquer la route des iguanes.

On marchait sur la pointe des pieds et il a fallu du temps à nos yeux pour s’habituer à la végétation. Je croyais que les iguanes étaient pas là, alors qu’ils étaient partout autour de nous à nous observer depuis la hauteur des arbres.

On aurait pu rester là toute la journée à jouer à cache-cache avec les iguanes.

J’ai dit au revoir aux iguanes et aux poules et j’ai repris la mer. Encore une heure et on atteignait l’îlet Chancel. Ce que j’aime dans les voyages c’est quand y a pas de touriste et une fois encore c’était le cas. On avait la mer et des chansons d’oiseaux exotiques rien que pour nous.

On a rien fait à part manger et nager jusqu’à l’heure de retourner voir Pedro. On voulait rentrer avant la nuit alors vers 16h, on a repris le kayak et c’est là que j’ai eu envie de tuer Pedro. On était à contre courant, j’avais l’impression qu’on n’arriverait jamais au virage des étoiles de mer absentes, que Pedro ne nous trouverait jamais dans ses jumelles et que j’allais probablement mourir en mer…

Même si on n’a pas pu porter une assiette de toute la soirée, un grand merci à mon coéquipier pour avoir tenu le cap sur ce chemin du retour !

https://www.kayak-martinique.com/

 

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