Voyage au coeur d’Absalon

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Y a des jours où je voudrais pouvoir colorier le ciel de plastique gris rien qu’en passant la main devant les yeux pour changer la couleur du monde. Que les arbres courbent leurs branches sur mon passage, que les pigeons se transforment en perroquets, que les gens sourient, que la musique envahisse les rues et que les immeubles se transforment en maison en papier !

Je me sens vide.

J’ai marché pendant des heures. Je rêvassais en passant d’un truc inutile à l’autre. J’ai imaginé des choses incroyables comme voir un jaguar, me faire attaquer par un crocodile, construire ma maison au fond de la forêt et j’ai commencé à plus faire attention à ce que je faisais. C’est toujours comme ça. Je pars marcher et je me perds même si y a qu’un seul chemin. J’ai commencé à croire que j’allais dormir ici avec tous les bruits bizarres. Mais ça me faisait pas peur. Demain il y aura du soleil et je recommencerai à marcher pour retrouver les humains.

La chaleur et l’humidité m’ensorcelaient. J’ai dit à la terre que jamais je lui ferai de mal, que je tuerai jamais un être vivant, que j’étais désolée d’avoir marché sur la mousse. Et je l’ai remerciée pour les goyaves et l’eau. J’ai suivi les lucioles, j’ai passé ma main devant mes yeux plein de fois pour pas oublier toutes ces couleurs et j’ai couru dans la nuit.

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