D’une rive a l’autre

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Il y a deux choses que je devais faire quand j’aurai 20 ans.

Aller sur la lune.

Et aller au lac Titicaca.

Je m’endormais avec la tête pleine d’histoires sur le lac. Ma mère me parlait des trésors qu’il renfermait. Des habitants. De la hauteur. Des animaux. J’ai imaginé tout un monde.

Si jusque là je n’ai pas accroché avec le Pérou, j’ai découvert à Puno des gens souriants. Simples. Puno c’est un immense marché de bric à brac. Tout est dans la rue. Tu veux acheter une casserole? Tu vas dans la rue. Tu as faim? Tu vas dans la rue. Tu as besoin d’un pull? Tu vas dans la rue. Tu veux te faire couper les cheveux? Tu vas dans la rue. Tu veux des cigarettes? Tu vas à la tienda au coin et tu croises les doigts pour qu’aujourd’hui elle ait envie de t’en vendre ! Merci Madame pour ce fou rire. C’est l’image que je vais garder de la ville.

A côté de ça, il y a la machine à touriste qui n’est jamais loin ! Les îles flottantes. Je suis restée sur le toit du bateau pendant tout le trajet parce que je voulais sentir l’air du lac. J’avais plus trop envie d’y aller parce qu’on était avec d’autres personnes et puis j’ai mis les pieds sur l’île. Drôle de sensation. Les maisons étaient encore toutes givrées du froid des hauteurs. L’eau s’infiltrait doucement par le sol. J’avais l’impression de flotter. Les gens de l’île sont venus à notre rencontre. Ils nous ont présenté leurs petites maisons, ils nous ont expliqué comment ils fabriquaient leurs îles, leurs costumes et ils nous ont chanté une chanson traditionnelle. Ça faisait trop « mise en scène » à mon goût mais ils m’ont bien eu quand ils m’ont ensuite demandé de chanter une chanson de mon pays ! 3 français, 2 québécois….  on connaissait que Frère Jacques en commun ! On a bien rigolé !

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Le lendemain la frontière s’est ouverte. J’avais besoin d’aller dans un autre pays.

La Bolivie. A peine arrivée, j’ai repris le bateau, pour l’Isla del Sol cette fois. L’autre côté du lac. Le nord sauvage de l’île. On a dormi chez une dame parce qu’il n’y a pas vraiment d’hôtels. Y avait pas d’électricité, pas d’eau chaude. Juste des toilettes et deux hippies. Devant moi, la plage de sable. Les eaux transparentes du lac. Dans la seule rue de l’île un petit restaurant « Nusta ». Cette princesse là cuisine la truite comme personne. Un délice. Je me sentais bien. Une fois encore, si on n’avait pas décidé de descendre le continent, j’aurais pu rester longtemps les yeux dans le vague à regarder le lac, à manger chaque jour un poisson différent et à souffrir en jouant au foot avec les enfants.

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Aide aux routards:

Puno: hotel Qoni Wasi près du marché, l’homme le plus sympa du monde qui aime la PS2,

Copacabana: hostal Sonia derrière la cathédrale avec terrasse et cuisine,

Isla del Sol: logement chez l’habitant pour 20 Bs.

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