Bienvenue à Miami !

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Quand on est arrivé et qu’on a vu la maison, on n’en croyait pas nos yeux. Elle était immense, il y avait un portail sécurisé, une domestique et Bruno, le chien. J’ai pensé qu’on avait fait erreur mais des fois le couchsurfing réserve plein de surprises. On était mieux qu’à l’hôtel !

Pour Julio c’était tout naturel de nous accueillir et de nous offrir une chambre avec douche chaude, télé et super climatisation.

Ses parents nous ont reçu comme si on avait toujours été de la famille. Marta la dame de maison nous a fait un repas typique de l’Équateur et ils nous ont donné plein d’idées pour visiter Guayaquil. Ici pas de montagnes, pas d’indigènes mais à la place une chaleur étouffante et des policiers à tous les coins de rue parce que la ville est pas trop sûre en dehors du centre. Mais j’ai pas eu peur parce que j’ai fais comme si j’étais à Miami. Il y avait des palmiers partout, des gros bâtiments blancs, des restos et bars plein le Malecon au bord du rio Guayas.

On a beaucoup marché et on a eu super chaud mais ça faisait du bien de voir de la civilisation. Enfin pour 24h c’était bien. Plus ça aurait été chiant parce qu’il y a trop d’agitation ici, trop d’americanisme, trop d’ambition.

Même si on marchait comme des tortues, on est monté en haut de la colline Santa Anna pour avoir une vue sur la ville. Tout en haut, il y avait un parnorama de la ville il y a 120 ans. Il y avait un vrai port, une forêt de palmiers au cœur de la ville, des maisons en bambou… aujourd’hui il y a un centre d’affaire, des gens habillés en Gucci, des serveurs qui parlent français et ça fait un peu bizarre. Mais je suis contente d’avoir vu ce contraste. Ca m’a plu quand même parce qu’en ville il y a un parc avec des iguanes qui descendent des arbres pour se faire bronzer, il y avait aussi une belle lumière quand le jour tombait.

Tout était parfait jusqu’au moment de ce qu’on appelle, la rabasse ! La rabasse, elle vient tous les soirs visiblement sur la côte et elle vient en moins de 30 minutes. Quand elle est tombée sur Guayaquil, c’est devenu ma ville préférée du monde parce que c’était l’apocalypse. Les gens ont été pris de panique, aucun taxi n’était libre, tout le monde grelotait. Les feux de circulation étaient sur noir et quand on est passé devant les gens désespérés et trempés ça m’a fait rire parce que eux ils sont du coin, ils devaient s’y attendre, pas comme moi ! Des centaines de bras qui se levaient. Pas de place. L’eau est montée super vite, des dames avaient de l’eau jusqu’au genoux.

Quand je me suis levée le lendemain, il n’y avait plus rien.

 

 

 

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